Aaaaahhhhh ! *soupir de contentement*
juillet 16, 2009
J’ai parlé il n’y a pas si longtemps ici que je commençais le Taekwondo avec mes amis, en plein air. Dernièrement, on a décidé de s’inscrire à des vrais cours d’été. J’arrive tout juste de mon deuxième. Je me souviens de l’état dans lequel j’étais quand je sortais du Tae Boxe la première année que j’en ai fait : totalement zen et satisfaite. De l’effort, et de l’effet totalement libérateur des sports de combat/arts martiaux. C’est la première fois que je me mets vraiment aux arts martiaux, Au premier cours, je n’étais pas vraiment convaincue que j’allais aimer le taekwondo en format “cours”. Je savais que j’aimais ça de ce que j’avais appris de mes amis, mais j’avoue que j’ai été déçue du premier cours parce que tout le monde était de calibre beaucoup plus avancé que moi (and when I say “beaucoup plus, I mean “beaucoup plus“! C’est pas dur de battre une fille qui a fait ça deux fois dans sa vie avec des amis!) Il n’y avait pas d’autres ceintures blanches que moi, j’étais la seule “vierge” de la place. J’ai eu peur de brûler des étapes, de mal apprendre, de prendre des mauvais plis dès le départ en me dépêchant d’aller rejoindre les autres, de ralentir les ceintures plus avancées que moi quand ils/elles devaient s’exercer avec moi comme partenaire.
J’ai manqué le dernier cours, mais pas mes amis. Le maître s’est informé auprès de mes amis, qui lui ont dit que je manquais cette journée là, mais que j’avais l’intention de continuer. Il prend de mes nouvelles, veut savoir si j’aime ça. Ils leur ont fait part de mes craintes et de mon malaise. Tous s’entendaient pour dire que j’avais de la chance de commencer avec des gens plus avancés, de sauter “le boutte platte”, que ça me permettait d’avancer plus rapidement. Mais, le maître a compris mes apréhensions parce qu’il en était tout autrement aujourd’hui.
Récit de ma soirée en trois temps …
Première période
17h, je sors du bureau, pleine de frustration, pleine de fatigue, pleine d’une journée (encore) trop remplie. Je passe les kilomètres qui séparent mon travail de l’endroit où ma voiture est stationnée et mon co-voitureur et moi on vide notre fiel…sur un moyen temps. Quand je me suis assise dans ma voiture, je me suis demandé :”Est-ce que j’ai vraiment le goût ? J’aurais du lavage à faire, des bagages à préparer, j’suis fatiguée-brûlée… Nenon. Tu y vas : faut commencer qqpart. Sert ton orgueuil dans ta poche gauche, pis vas-y.”
Deuxième période
J’arrive là-bas 10 minutes en avance, je vois mes amis, je suis un peu nerveuse mais je le cache bien. On enfile nos Dobuks, (mes amis m’en ont prêté un avec grande gentillesse, mais il est tellement trop grand, c’est drôle! je pile sur les pieds, on ne me voit pas les bouts de doigts!!!) salutations d’usage au maître, on jase… Commence les échauffements. Après en avoir sué un bon coup et avoir eu du mal à grader le contrôle de ma respiration, on entre vraiment dans le vif du sujet. Quand les simulations de combats commencent, le maître me met à part des autres et me demande de pratiquer des choses de base. Au début, je dois avouer que j’étais gênée d’être seule à faire ça, mais les autres étaient occupés à leurs simulations alors j’ai rapidement chassé cette idée là de ma tête. (et ça fait longtemps qu’ils connaissent les mouvements de base!) N’était-ce pas cela que je voulais ? Commencer par le commencement ? Et là je suis rentrée dedans, je n’ai pas vu le temps passer, même si ce que je faisais était ultra de base! Pour quelqu’un qui n’en a jamais fait, c’est important que ces mouvements soient sans faille : pour garder son équilibre, pour avoir une force de frappe. Je faisais toujours le même mouvement jusqu’à ce que le maître vienne me dire de changer, me corriger, ajouter un mouvement à mon très court enchaînement. Le cours a passé super vite, même si je ne faisais rien d’extraordinaire. Pour une “miss perfection” comme moi, c’est tellement important de bien faire les choses dès le départ que j’avais besoin de partir avec une base, même si on me disait que j’avais une grande chance d’apprendre avec des étudiants plus avancés.
J’étais super concentrée sur ce que je faisais, et souvent je me corrigeais avant que le maître arrive. Je commence à maîtriser un peu les saluts et à ce qu’ils viennent naturellement..
Troisième période, and I scored, big time!
Bref, je suis sortie de là tantôt avec un sentiment de satisfaction et de “zénitude” vraiment intense. Pendant une heure et quelque, j’ai chassé la frustration de moi, à grands coups de bichagi (coup de pied de base au taekwondo). Complètement. Et pourtant, j’en débordais en sortant du bureau. C’est assez spécial comme revirement. Je roulais sur une autoroute des Laurentides à mon retour, et je respirais l’air humide avec contentement. Ça sentait la terre mouillée et le sapinage, le vent chatouillait ma nuque, j’étais BIEN. À mille lieues de mes préoccupations et de mon stress. Et pourtant, deux heures avant, je roulais sur la même autoroute, dans un tout autre état d’esprit…
Un de perdu, dix de retrouvés ?
juillet 7, 2009
Mon chandail #27 du Canadien de Montréal est maintenant un objet de collection… MON joueur préféré qui va se travestir qui part vers Ottawa… Mon coeur saigne! Kovy, Alexei Kovalev fait maintenant partie de l’histoire du CH… Sniff, sérieux. Ça me fait chier un peu, c’était vraiment MON joueur. Là je suis toute déboussolée, je n’ai plus de joueur préféré (parce que puisqu’il est parti à Ottawa, ce n’est plus le même homme… il va me faire chier parce qu’il va faire gagner Ottawa
Ça reste un bon joueur, mais, par principe, ça ne peut plus être mon joueur préféré! ahahah!)
MAIIS! Que n’apprends-je pas ? Villeneuve se cherche un volant en F1 pour 2010 … ! Ok, il a un caractère de cochon selon ce qu’on dit, il n’a pas été très très fort dans ses dernières saisons, mais … ça reste le p’tit Québécois dans le monde des grands! On en apprend plus long en cliquant ici…. (non mais je ne sais pas c’est qui l’édimestre pour cyberpresse.ca, mais on repassera pour le choix de la photo!!! On dirait qu’il a soixante ans bien sonnés là-dessus alors qu’en réalité, il a eu 38 cette année… -Merci Wikipedia!)
Comme quoi quand on se travestit part vers de nouveaux horizons (ie Nascar pour Villeneuve, Ottawa pour Kovy), tout espoir n’est pas perdu! C’était quoi dont le titre de mon dernier billet ? Chassez le naturel et il revient au galop !?? Voi-là.
(Je suis forte dans les proverbes moi ces jours-ci!)
Savoir apprécier le moment présent..
décembre 7, 2008
Je suis dans un jus incroyable au bureau… Je me plais même à dire aux gens près de moi que “je suis à la veille de me noyer dedans!” et c’est tout ce qu’il y a de plus réaliste. Mais, je garde le cap, tant bien que mal. Je m’impressionne moi-même, comme quoi, quand la pression est là, si on veut, on déplace des montagnes! Mais, je suis d’accord pour dire que c’est un couteau à deux tranchants. Autant j’arrive à joindre les deux bouts au bureau, ma vie personnelle en prend un moyen coup. Et ça m’écoeure un peu parce que c’est les gens que j’aime le plus au monde qui payent
C’est parfois difficile de faire la part des choses… Et Dieu sait que c’est le moment ou jamais de prouver au monde ce que je suis capable de faire… Oh Well… C’est un moment difficile à passer, et je ne peux même pas dire “vivement les fêtes!” parce que je vais quand même travailler… Je peux seulement dire “vivement le 13 avril, où sont cédulés mes prochaines vacances… Oufff!!!
Sauf que tantôt, une fois la balayeuse passée et les commissions faites, je lisais quand même une revue de déco devant mon foyer avec mon MÉGA sapin de Nowell allumé en background, mon chien couché à mes pieds et un drink à la main… C’est là qu’on réalise les petits moments de bonheurs, et surtout, leur valeur. Leur IMMENSE valeur.
Aparté
novembre 16, 2008
Est-ce que le PLC essaie d’aller chercher les souverainistes du PQ ?
Jean Charest termine sa pub électorale en disant : “Le 8 décembre prochain, Dites OUI au plan pour l’économie du Québec.”
… OUI ? …
C’est pas un referendum, c’est une élection! Ça sonne faux à mes oreilles…!
What a weekend!
novembre 16, 2008
Ayoye!
Ça s’annonçait chargé, et ça l’a été, mais tellement pas prévu comme je pensais!
Au départ, on devait aller souper chez ma marraine et régler les derniers détails pour les fêtes. On devait aller à des funérailles samedi en après-midi, je devais travailler de la maison et on avait un souper de prévu en soirée. On s’était dit que dimanche, spa, massage et souper en amoureux : on le mérite bien!
Finalement, premier revirement de situation, ma marraine est plutôt venue chez moi. Après souper, on commence à regarder qui amène les sandwichs-pas-de-croûte et tout et tout. Il doit être à peu près 21h30 quand ça sonne à la porte… Qui ça peut bien être à cette heure ? Ma soeur ? Nah. Pas à 21h30!
Bin calique, c’est des amis de Québec qui débarquent, out of nowhere! Chéri et moi jubilons tout en sautant au plafond- on finit de discuter de nowell en 2 temps trois mouvements! Wow! Mais quelle surprise! En plus, ils sont chez nous pour tout le weekend! “Regardez pas le ménage les amis, je ne vous attendais pas, mais je suis vraiment contente de vous voir!!!”
Je devais absolument travailler de la maison en fin de semaine parce que j’avais des choses à faire avant cette semaine. J’ai donc décidé de me botter les fesses et de me lever à 7h30, travailler jusqu’à midi. J’étais brûlée morte, mais on ne les voit tellement pas souvent ces amis si chers que ça en a pleinement valu la peine.
On a réévalué notre présence aux funérailles, qui en fait n’était pas nécessaire (disons que certains des fils de la défunte étant absents, on a déculpabilisé assez rapidement, tout en s’excusant et en offrant bien évidemment nos sympathies aux personnes concernées). Et ce n’était pas des funérailles, c’était une courte cérémonie de mise en terre.
En bons guides touristiques, on a troqué le cimetière pour le biodôme, qui était ma foi bondé! Et quelle BONNE idée nous avions eu d’aller au biodôme la journée de la demi-finale des alouettes qui jouaient au stade!! Bonjour le traffic! …. L’enfer. Et en plus, notre arrivée au biodôme était synchro avec l’arrivée des partisans au stade, de même que notre sortie du musée avec la fin de la game! On aurait essayé de faire ça qu’on aurait pas été capable!
Et on a cancellé le souper, fait le nôtre (sur la pierre chaude), énormément profité des bonnes choses, fait dodo un peu ronds (ronflements inclus!).
Gros déjeuner dimanche, la file indienne pour la douche, et à 13h, on demandait à nos amis d’être prudents sur le retour! Laisse faire le spa. Qu’est-ce qu’on fait ? On va magasiner! avec ma soeur, son chum et mon filleul. 150$ plus tard, j’ai du nouveau linge! Yéééé! Et on a soupé avec eux.
C’est quand on se fait défaire ses plans de façon aussi monumentales par le hasard et le destin qu’on se dit que, la vie serait bien moin agréable sans ces surprises…! (si chéri avait lu ses messages sur facebook, on l’aurait su, et si ma marraine n’avait pas changé d’idée à la dernière minute pour me demander de venir chez moi plutôt que chez elle, les zâmisses se seraient petés le nez sur une porte barrée et nous n’aurions pas eu ce merveilleux weekend…!)
Merci les amis!
Je vais peut-être avoir un chien…!
octobre 26, 2008
Un chien, c’est le rêve de petite fille qui m’habite. J’en n’ai jamais eu. Je les ai toujours A-DO-RÉS. Surtout les gros (pas de pitié pour les pantouffles, désolée si j’en insulte avec celle-là, mais les jappeurs aigus ambulants, c’est vraiment pas ma tasse de thé!)
Moi je veux un chien que je peux brasser un peu quand je joue avec, qui pourra me protéger et faire peur (ok, p-e pas… je ne veux pas un chien violent), à qui je peux faire un gros calin sans l’écraser…
Mon top 3 ?
- Bouvier Bernois
- Golden retriever (ROUX serait vraiment le top du top du top!)
- Labrador brun chocolat
Chéri et moi caressons le projet depuis que nous sommes en maison (il n’en était aucunement question quand on était au logement! Pauvre bête!) Nous avons regardé les races, les caractères, nous voulons que ce soit un bon chien de famille(parce qu’un jour, il y aura des mini-nous) et idéalement avec des aptitudes pour la chasse.
On le voudrait bébé. Pur race. Mais basouelle, c’est cher à l’achat! Ensuite après il y a la cage, le vet (vaccins et tout et tout), les jouets, la bouffe, tout d’un coup… Et là, on ne s’est pas encore remis du déménagement (dans le sens où on a pas une tonne d’économies depuis qu’on est à la maison!)
Voilà qu’une amie de longue date a un beau petit Golden Retriever et qu’elle manque cruellement de temps, d’énergie et de motivation à s’en occuper. Il a un an. Il n’est pas bébé, mais il est dressé. Comble de bonheur, son dresseur donne des cours près de chez nous également. Il vient avec sa cages et ses jouets, et il est opéré et vacciné depuis belle lurette. Compromis financier entre un bébé et un chien un peu plus vieux! Il a un an.
Il vient nous rencontrer aujourd’hui, on passe la semaine ensemble et on donne notre réponse ensuite. Trouvez un éleveur qui vous donnera des conditions pareilles!
Merci, mon amie. Tu fais un geste qui te libère, toi, mais tu n’as aucune idée du plaisir que tu me fais. Et de nous permettre de nous habituer avant de te donner une réponse, wow, c’est vraiment un geste apprécié. Tu nous donne la chance de l’intégrer dans notre rythme de vie, mais en plus, tu t’assures par la porte d’en arrière que ton chien sera dans une bonne famille pour lui.
Encore une fois, Merci. Et j’ai hâte de rencontrer la p’tite boule d’amour!
Aventure outre-frontière, partie 2
octobre 8, 2008
Donc, je suis au bureau des passeports. J’attends. Je suis étourdie, je ne me sens pas bien. Je suis stressée un max. Je me répète l’adage : « On se calme, ça ne veut même pas dire que ça va marcher. » Mon numéro finit par afficher sur le tableau. Je me lève et je me rends au guichet. J’explique la situation, la commis prend possession des documents, les examine, et m’explique que je pourrai venir chercher mon passeport lundi après 11h. Et là j’ai l’impression que tout se dérobe sous mes pieds, je commence à voir un peu blanc et à entendre les gens comme s’ils étaient loin. J’ai vraiment failli perdre la carte. Oui, ça me stressait à ce point là!
La fin de semaine passe pendant que j’imprime les plans des terminaux dans lesquels je transigerai et que je vérifie sur le site Internet des trois transporteurs aériens que j’utiliserai le poids et la taille des bagages à mains permis.
Lundi arrive, je suis au bureau, ramasse les trucs dont j’aurai besoin, quitte à 17h avec une valise à roulette que j’ai mesuré et re-mesuré pour m’assurer qu’elle entrait dans les bagages à mains. C’est qu’elle allait contenir le matériel dont j’aurais besoin pour l’événement et comme je serais à peine 36h là-bas, c’est clair qu’ils n’auraient pas le temps de la retrouver avant que je sois retournée chez moi, s’ils la perdaient.
Le soir, chez moi, j’étais littéralement un gros paquet de nerfs qui faisait ses bagages et remesurait sa valise pour revérifier que même une fois pleine, elle entrait encore dans les bagages à mains. Mon chum avait beau me dire et me répéter que ça allait bien aller, que si je n’étais pas sûre il y avait des agents de sécurité PARTOUT qui pourraient me diriger, rien à faire. Je suis prête à exploser à tout moment. Sur le bord des larmes, je demande à chéri de venir se coucher avec moi ce soir (d’habitude il se couche plus tard que moi) parce que je voulais m’endormir dans ses bras. Il m’a pris en pitié et est venu se coucher avec moi, tentant tant bien que mal de me rassurer.
Pour la suite, je vous retranscris les notes de voyages que j’ai prises dans les multiples avions et terminaux dans lesquels j’attendais que le temps passe… (Je les ai prises à mains parce que je n’avais pas assez de place pour amener un portable)
Mardi 30 sept. 08, 9h15 (heure du Québec)
Étape 1 -> Complétée!
Je suis à bord d’un E70 de United Express en direction de Chicago. Après 4 jours de stress intense et de course contre la montre, j’y suis. Enfin, je suis du moins en route.
Comme je suis une personne qui prévoit tout, me lancer seule dans mon premier voyage d’affaires, en avion (avec deux transferts svp) m’angoissait plus que jamais. Et ça, c’est sans compter qu’il y a 4 jours, je n’avais même pas encore mon passeport! Hier, dodo (ou tentative!) à 22h30, bagages faits, vérifiés et re-re-revérifiés. J’avais besoin des ras réconfortants de chéri, j’avais l’impression de me jeter dans le vide, sans repères. Ce matin, debout à 4h30, et j’avais mis une deuxième alarme, au cas où … Revérifie mes bagages pour la énième fois, je quittais mon confortable quotidien à 5h, direction Dorval. Je suis stressée un max, je manque même l’entrée du Tim Hortons. Tant pis, j’arrêterai au prochain. Je me fais tranquillement à l’idée. 15 Sud, 640 Ouest, 13 Sud (traffic!), 520 Ouest, sortie Cardinal, direction Départs. Merde! J’ai manqué le stationnement! On recommence… P1-J4.
Sur ma réservation, c’est écrit Air Canada, mais opéré par United Express. Hmm. Bizarre. Je me ponte au comptoir de United et un gentil jeune homme me confirme que je suis au bon endroit. Il doit être à peu près 6h15. Au moment d’entrer dans le « No Man’s Land », on me dit qu’il me manque un papier. ??!?… Retourne chez United… Il me manque le papier de déclaration des douanes. Une fois rempli, j’y retourne.
*
Fasten your seatbelt !! ouwhhhh ça brasse un peu!
*
Passe ensuite les détecteurs, les douanes, je dis à qui mieux-mieux que c’est ma première fois et que je ne sais pas trop où je m’en vais. (De toutes façon, ça doit être écrit « gros de même » dans ma face.) Tout est beau, je me rends à la gate C85. Il me reste une bonne heure et demie à attendre. J’échange des textos avec chéri. Je demande aux agents pourquoi j’ai réservé avec Air Canada et je me retrouve chez eux.. (La vraie question en fait c’était « Est-ce que je suis à la bonne place!!?!?!? ») (Wouhhh Je viens de vivre ma 1ere poche d’air!!!) Ensuite vint l’embarquement, vers 8h15. On s’assoit, je suis à côté d’une dame qui ne semble parler ni français, ni anglais. On attend un bon moment sur la piste. Je regarde les gros avions décoller et j’ai peine à croire que ça vole, ces bétails là! Je suis fébrile, j’ai hâte, tout ça mélangé avec un peu de nervosité. Ça y est. On se lance sur la piste. On roule, on roule, viiiite! Annnnd Lift off! On se sent hyper léger, je regarde la 13 s’éloigner, le tunnel, je suis partie.
Je ne sais pas si c’est moi, mais je me sens vraiment plus légerte, comme si je sentais moins la gravité. Est-ce que j’hallucine ?
On a passé au travers des nuages. Sensation bizarre, surréaliste. Mais la sensation s’est amplifiée une fois au dessus des nuages! Il fait beau ici! Tout le temps ? C’est combien une maison dans ce quartier ?
J’ai l’impression tout au long du vol que le nez de l’avion est plus haut que la queue. (je suis assise juste devant les ailes) Après les tubrulences qui nous ont fait attacher nos ceintures, j’ai l’impression qu’on est descendu plus près des nuages. À toutes les fois que le truc des ceintures s’allume, j’entends la fille des annonces de nicorette : « La consigne des ceintures est A-LLU-MÉE!!!!! »
Drôle de sensation, desfois je me sens plus légerte, desfois plus lourde… J’ai hâte qu’on m’explique tout ça, je suis dans un monde complètement nouveau! Dans le fond, l’avion, c’est comme un gros autobus avec des sensations inconnues et des terminaux gigantesques!
Suite entre Chicago et Denver … Si je me rends!
Portrait d’un petit vendredi gris…
septembre 12, 2008
Ouin! Drôle de semaine… En fin de semaine passée, j’ai fait de la popotte et encore de la popotte. J’avais le goût de me terrer chez moi et c’est ce que j’ai fait. J’ai même pas fait le ménage complet de la maison (shame on me). Et ça a été le retour au travail lundi. Mardi, je me suis cru jeudi toute la journée… oh-yoye-yoye…. Ça partait mal! Ça a vraiment été bizarre toute la semaine, émotionnellement mêlée, fatiguée… bref, désagréable!
En fin de semaine, s’il ne pleut pas, c’est le ménage des plates-bandes et du « cordage de bois ». S’il pleut, j’ai encore envie de faire de la popotte… Pourtant, j’ai une bonne réserve, je ne sais même pas ce que je ferais!
Samedi soir : mes parents soupent chez moi
Dimanche : visite de famille!
Lundi : Congé ! (C’est ça que ça fait travailler à la fête du travail!)
C’est notre 6e anniversaire à chéri et moi… Je n’écrirai pas de grand billet sentimental (du moins pas aujourd’hui!), mais je peux dire une chose : Une phrase fétiche à laquelle je ne croyais pas est sans aucun doute « Chéri, je t’aime de plus en plus à chaque jour! ». Comment peut-on aimer de plus en plus au lieu de se lasser, à la longue ? Eh bien aujourd’hui, au bout de 6 ans de chemin ensemble, je peux dire que c’est plus vrai que vrai. Et que je suis chanceuse d’avoir un homme comme mon homme dans ma vie. Qui accepte autant mes qualité que mes défauts, qui endure mes excès de caractère, qui réussit à me faire rire quand je suis à terre (mais essaie de pas de me faire rire quand je suis fâchée après toi par exemple, parce que ça fait juste mettre ma colère à l’exposant 1000!)
Je pense vraiment qu’on fait un beau duo et que l’on fera de belles choses ensemble!
Je t’aime mon chéri, encore plus à chaque jour …!
Fille d’eau
septembre 1, 2008
Quand j’étais plus jeune, je dirais d’environ 11 ans à 19 ans, mon père avait une motomarine. En fait, la famille avait une motomatine, et on partait pas mal presque toutes les fins de semaine se trouver un trou d’eau où aller faire les fous avec. Avant qu’on loue un chalet à chaque été, desfois c’était à Carillon, d’autres fois au camping à Chattam, ou d’autres fois c’était au chalet d’amis qui voulaient également profiter du petit jouet.
Bref, c’est réellement la première chose que j’ai conduite ayant un moteur et une manette des gaz… Pas de freins, mais ça s’arrange… lâche le gaz, transfert de poids à droite, refout le gaz dans le fond en tournant à gauche… Ça arrose, mais tu changes de direction sur un moyen temps …!
Et desfois tu perds ton passager, s’il ne se tenait pas assez bien…!
Non, sérieusement. On était vraiment prudentes (mes soeurs et moi, je ne parlerai pas pour les autres!). Mon père faisait le tour du cours d’eau, repérait les potentiels obstacles et nous amenait chacune notre tour la première fois qu’on visitait cet endroit pour nous montrer de quoi nous tenir loin. Et on ne faisait pas de manoeuvres dérangeantes le long des berges ni près des autres embarcations. C’était LOIN. Et on arrivait lentement sur le bord de l’eau. Pas en folles furieuses. Honnêtement, on n’était pas de ces propriétaires de motomarines qui faisaient chier les voisins.
Mais on avait du fun. Mon père l’a vendu pour plusieurs raisons, mais on ne l’a plus. Je n’ai jamais su qui l’avait achetée et à vrai dire, ça m’importe peu. Je ne veux pas savoir qui se fait du fun avec mon ex, t’sé… Disons simplement que je ne me suis jamais réellement remise de cette séparation. Je m’ennuie d’aller faire un tour en motomarine. Amenez-moi pas un bombardier 3 places, je ne veux rien savoir. Je veux mon bon vieux jetski (assis, oui, Kawasaki en a fait) 1994 XI 750. Avec son son particulier, sa maniabilité et tout le fun que j’ai eue avec. J’en n’ai jamais vu des pareil au nôtre. Il arrivait parfois que j’en voie un d’une année plus vieille, ou deux, mais je n’ai JAMAIS croisé un Jetski comme le nôtre. En tout cas, il me semble. Et si c’est arrivé, ça ne doit pas être arrivé souvent!
C’était un pareil comme le premier à gauche, si on fait face à la remorque : ((désolée, je n’ai pas de photo du mien exactement…)

Depuis toujours, j’adore l’eau. Lacs (pas un étang là, un LAC.), mers, rivières, fleuves, océan. Je suis subjuguée devant tant de beauté. Je pourrais rester des heures juste à regarder les cours d’eau, sans rien ni personne. La motomarine a juste embellit le tout encore plus parce que non seulement c’était beau, mais en plus c’était l’fun en maudit!
En fin de semaine, on est allé à un party, chez l’ami de notre beau-frère. Il habite sur un des nombreux beaux lacs des Laurentides. Quand on me cherchait, ce n’était pas compliqué, j’étais postée sur le quai, à regarder l’eau, à rire de ceux qui prenaient des fouilles en ski nautique, à être nostalgique quand je voyais une motomarine et à admirer l’eau qui descendait sur le lac…
J’ai décidé vers 19h45 de me dépêcher à aller voir le lac une dernière fois avant le coucher définitif du soleil. Je regarde pour une quinzième fois à gauche, à droite, les bateaux et les motomarines des voisins. Tout à coup, je réalise qu’il y a un petit nouveau accosté au quai de la personne chez qui on est. Crime! C’est un Jetski comme le nôtre! (Même si ça fait des années qu’il est vendu!) Je regarde le numéro d’appel (l’immatriculation) et c’est la même typo et la même couleur que sur le nôtre… HEY!!!!!!!!!! Ce sont les mêmes numéros! (oui, je connaissais la plaque par coeur…J’étais en amour à ce point là)
Je cours chercher ma soeur : “
KAARRRRRRRRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE!!
-Quoii!?!??!?!
-J’pense que j’ai eu une vision!!
-Hein !?
-Notre Jetski!!!!!!!!! Il est sur le lac!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
-Ahhh!! … Bin oui, papa l’a vendu à un ami d’un ami à mon chum!
-BIN JE LE SAVAIS PAAAAAAAAAAAASSS!
“
Et à peu près le même scénario s’est produit avec mon chum, sauf que lui m’a fait rencontrer le nouveau et négligeant propriétaire (il est magaé le pauvre… Et je ne parle pas du propriétaire… Il a quand même presque 14 ans…)
Je retrouvais mes 15 ans, mon petit bébé de motomarine le temps d’une seconde… Que d’émotions!
Mon nouveau meilleur show à vie…
août 3, 2008
Avant, du peu de shows de musique que j’ai vu dans ma vie, celui d’Our Lady Peace m’avait vraiment fait tripper. Mais Coldplay … J’ai franchement de la difficulté à trouver les mots pour décrire mardi soir dernier. Si vous avez lu les critiques, vous saurez que c’était vachement réussi comme show, m’enfin.
Commençons par le commencement…
Dès le début de la journée, j’écoeure tout le monde que je pars du bureau à 15h pour me rendre à Mourial pour voir un de mes groupes favoris, si ce n’est pas mon groupe favori. à 14h50, j’ai un email d’une collègue ayant pour objet ” … “. Je l’ouvre, et il était écrit (à peu près en 48pts), Bon show ma grande, amuse-toi bien !!!” Il n’en fallut pas plus pour aggrandir le sourire perpétuel que j’avais d’accroché au visage. Bye tout le monde, j’ai mon cell. si jamais il y a une urgence… (mais c’est mieux d’être urgent!) J’ai écouté X&Y en montant au travail, c’était A Rush of Blood to the Head qui jouait à mon retour.
Je devais rejoindre un ami dans un stationnement quelconque à 16h15 parce qu’on allait rejoindre sa blondinette à 17h à Laval. Chéri, lui, de son côté, finit de travailler autour de 15h30. Il avait comme mission de nous garder une table pour 6 personnes au St-Hub, mission assez difficile un soir d’événement. Mais il a réussi. 18h15, on est tous assis dans une section retirée qu’on aurait pu dire VIP, à croire que la serveuse l’a pris en pitié d’être venu se poster au bar dès 16h pour une table à 18h!
On soupe, on est tous fébriles, on a hâte. La gang ne veut pas manquer la première partie, mais moi, je m’en fous, j’ai vu ce que c’était sur le net et ce n’est absolument pas mon genre. En sortant du resto, on rencontre un des meilleurs amis de mon chum, qui est descendu de Québec pour le show! L’émotion était déjà à son comble, on était vraiment content de tomber sur lui, un des fans #1 de Coldplay. On arrive au Centre Bell et c’est un DJ qui joue. La 2e première partie commence… beurk. Santogold… J’aime pas ça moi, bon! J’suis venue voir Coldplay et la première partie c’est une voix nasaillarde qui se cache derrière du hip hop, reggea, techno… J’aime pas. P-A et moi on s’échange des textos se disant à quel point c’est mauvais et que le son est à chier… J’espère que le son est setté pour Coldplay et que c’est pour ça que ça sonne drôle de même! Parce qu’on se croirait dans une canne de soupe là…
Là il arrive 21h et Coldplay n’est toujours pas en scène… Plus c’est long plus c’est bon ça l’air ? Mouais… J’ai hâte quand même qu’ils montent sur les planches! 21h20 environ, ça commence… ENFIN… Ouff! Le son est bon! Une chance, parce que c’est un groupe, qui, musicalement parlant, laisse beaucoup de place aux instruments, au piano surtout.
La foule connaît par coeur toutes les chansons, et on chante à s’époumoner, on crie, on applaudit, c’est bon. Je vous fais une confidence : j’en ai versé quelques larmes, incapable de me retenir quand Violet Hill a commencé. Pas des sanglots là, juste de l’émotion qui me coule des yeux et qui me serre la gorge. “Je suis là, je les ai manqués à leur dernier passage, je suis face à un de mes groupes préférés, avec mon chum. Life is soooo good!” (Soit que je m’en vient mémère en vieillissant, ou que je prends juste plus conscience de la chance que j’ai de mener ma vie comme je l’entends. ou presque!) Les gars se donnent sur le stage et la foule leur en donne aussi. “This is fucking great for a Tuesday night!” nous lance le chanteur, Chris Martin… Et là vous imaginez l’euphorie générale! Le show continue, l’énergie est palpable, les sourires sont partouts et Chris s’adresse encore à la foule demandant “comment ça que les gens chantent si bien à Montréal ? C’en est presque gênant quand la foule corrige tes écarts vocaux!” Mon ami, j’vais t’expliquer pourquoi moi… On vous aime teeeeeeeeeellement qu’on connait vos albums par coeur, et ce, jusqu’à toutes les tonalités vocales. C’pour ça. Pas plus compliqué!
Clocks, In my place, Viva la vida (la foule qui fait le refrain, à en dresser le poil!), fix you, God put a smile on your face, speed of sound, Yellow, Politik …
À un certain moment, le groupe se met à courir pour aller prendre un bain de foule. Et c’est là qu’ils ont chanté MA toune. The scientist. (et c’est pas nouveau, j’en parlais déjà ici ) Avec de la guitare seulement. Ils étaient dans la même section que nous, mais en dessous (on était dans les blancs et eux sont montés dans les rouges, évidemment!) Par dessus la rembarde, on les regardait et j’enviais TELLEMENT ceux qui étaient à côté et qui pouvaient sentir cette toune là… Un super beau moment… vraiment étonnant! Par contre, The Scientist, c’est beaucoup beaucoup le piano qui fait le charme de cette toune là et là ils avaient juste une guitare alors c’était un peu déçevant, mais le fait qu’ils l’aient chanté directement dans la foule et aussi “intimement” que le Centre Bell le permettait égalisait la balance.
Pas d’entracte, le show s’est terminé 7-8 tounes plus tard après Green Eyes en rappel (Olivier, j’ai tellement pensé à toi mon coco…!) Au final, peu court, j’en aurais pris toute la nuit (du show là…! Bande de pervers!). En tout et par tout je crois que ça a duré un petit peu moins que 1h45, mais je ne suis pas certaine, j’ai complètement perdu la notion du temps.
Pour un résumé du show par coldplay même, c’est ici.